24/08/2020 CRISES ET CONFLITS EN MÉDITERRANÉE : L’AGRICULTURE COMME RÉSILIENCE

C’est le sujet choisi pour deux raisons essentielles. Tout d’abord vous informer sur l’organisation de cette manifestation à Malte du 12 au 14 Octobre 2020.Le suivi de cette manifestation est primordial car il touche directement un sujet sensible en Tunisie : les formes foncières héritées un enjeux de taille.

Un livre intitulé  » CRISES ET CONFLITS EN MÉDITERRANÉE : L’AGRICULTURE
COMME RÉSILIENCEca été publié pour cette manifestation vous trouverez sa présentation sur le lien suivant: https://www.ciheam.org/uploads/attachments/323/Flyer_Crises_conflitsenMediterran_e_Agriculture_Resilience_IREMMO_CIHEAM2018.pdf

En effet, l’auteur avance ce qui suit » instabilités politiques, changements climatiques, migrations, croissance démographique (heureusement pas si importante que cela en Tunisie) , raréfaction des ressources naturelles : la méditerranée constitue un arc de crises majeures. La sécurité alimentaire et l’agriculture qui concernent une partie importante de la population subissent cet état de crises.

Dans le même sens le CIHEAM a mit une stratégie pour les pays méditerranéens dans ce sens et qui est résumée dans ce poster: https://www.ciheam.org/uploads/attachments/321/FLYER_ONEPAGE_EN_V7.pdf

Pour un développement des rubriques plus détaillé un document en langue anglaise a été réalisé vous le trouverez sur ce lien: https://www.ciheam.org/uploads/attachments/318/PACMED2025_CIHEAM.pdf

Un second document sur le développement durable en méditerranée liste les opportunités qui s’offrent à nous en qualité de pays méditerranéen. https://www.ciheam.org/uploads/attachments/324/IREMMO_CIHEAM_ODD_MED_2016.pdf

19/08/2020 ZLECAf : Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf ou ZLECA)

1-L’Afrique pourrait voir son revenu augmenter de 450 milliards de dollars

2-pleinement mise en œuvre, la ZLECAF pourrait, selon un nouveau rapport de la Banque mondiale, accroître le revenu régional de 7% (soit 450 milliards de dollars), accélérer l’augmentation de la rémunération des femmes et sortir 30 millions de personnes de l’extrême pauvreté d’ici 2035. https://www.webmanagercenter.com/2020/08/02/454368/zlecaf-accord-de-libre-echange-continental-lafrique-pourrait-voir-son-revenu-augmenter-de-450-milliards-de-dollars/

3- La libéralisation des tarifs douaniers, de même que la réduction des barrières non tarifaires comme les quotas et les règles d’origine, permettrait d’augmenter les revenus de 2,4%, soit environ 153 milliards de dollars. Les 292 milliards de dollars restants proviendraient de mesures de facilitation du commerce qui limitent les formalités administratives, abaissent les coûts de mise en conformité pour les sociétés commerciales et facilitent l’intégration des entreprises africaines dans les chaînes logistiques mondiales.

4- La mise en œuvre réussie de la ZLECAf contribuerait à amortir les effets négatifs du coronavirus sur la croissance économique, en soutenant le commerce régional et les chaînes de valeur grâce à la réduction du coût des échanges.

5- La ZLECAf stimulerait également de manière significative le commerce africain, en particulier les échanges intra-régionaux dans le secteur manufacturier. Les exportations intracontinentales augmenteraient de 81%, tandis que la progression vers les pays non africains serait de 19%.

6-La mise en œuvre de l’accord entraînerait également des hausses de salaire plus importantes pour les femmes que pour les hommes d’ici à 2035, avec des augmentations respectives de 10,5% et de 9,9%. Elle permettrait également d’augmenter de 10,3 % le salaire des travailleurs non qualifiés et de 9,8% ceux des travailleurs qualifiés.

14/08/2020 L’eau, l’irrigation du blé tendre et les pertes et gaspillage du Pain: une évidence à laquelle on ne peut plus tourner le dos.

Selon la FAO (2019) , la région Proche-Orient–Afrique du Nord importe 36 millions de tonnes de blé par an, mais elle en gaspille chaque année plus de 16 millions de tonnes, soit plus de 6 milliards de dollars, somme qui permettrait de nourrir entre 70 et 100 millions de personnes.

Les disponibilités moyennes de la région en ressources en eau renouvelables intérieures sont de 609 m3 par habitant et par an (moyenne mondiale: 6 400 m3 ) et 3,9 % seulement des terres de la région sont cultivées; pourtant, jusqu’à 30 % des ressources naturelles et de l’énergie ayant servi à produire des aliments sont gaspillés lorsque de la nourriture est perdue ou gaspillée.

Allons voir de plus près la situation en Tunisie pour cela nous avons eu recours aux statistiques de la DGEDA (DG des Etudes et du Développement Agricole) au ministère de l’agriculture de la pêche et des ressources hydrauliques.

Ainsi, durant la saison 2017/2018 la Tunisie a produit selon les statistiques de la DGEDA environ 40 000 quintaux de blé tendre, soit 30 000 quintaux de Farine au vu que le taux d’extraction est de 75 % et cela dans les surfaces allouées à l’irrigation des céréales durant la campagne 2017/2018.

Trouvé sur Google, il faut pour une baguette ou un pain de 250 grammes, 160 à 170 grammes de farine.

En se référent au constat de l’institut national de la consommation, l’INC, le gaspillage de pain est de 900 000 unités par jour, soit 900 000 x 0.165 kg de farine par unité donnant 148500 kg de farine jetée par jour, soit 1485 qtx/jour. Ainsi et sur 365 jours (sachant qu’il y a campagne céréalière par année) et pour cette campagne, 54 200 Quintaux de farine sont jetés par année. Cette quantité jetée représente pour la campagne 2017-2018, 180% de la production en irriguée c’est-à-dire que toute la surfaces de sols soit 1700 hectares ont servi à produire du pain qui sera jeté ????

 Les autres quantités de farines nécessaires pour couvrir les besoins nationaux et déficientes sont achetées en devises pour finalement être jetées.

Il est à relever que ce pourcentage de pertes diffère selon les années par les niveaux de productions qui varient avec la pluviométrie annuelle essentiellement et peuvent par exemple être d’environ 30% comme ce fut le cas pour la campagne 2014/2015. 

L’eau qui est une denrée de plus en plus rare en Tunisie, les sols aussi, car on ne peut plus agrandir les surfaces emblavées, les intrants, les machines et la consommation de pétrole (Fuel) etc… finissent à la poubelle????.

Surfaces de sols utilisées en blé tendre irrigué : 1700 Hectares dont la production va à la poubelle.

Sur les 15 000 qtx de semences sélectionnées pour les 85 000 hectares au total, il y a 300 quintaux de ces dernières qui ont été utilisées dans cette production est qui ont été perdues.

Même calcul pour les engrais phosphatés. On obtient une quantité pour les 1700 hectares en irrigué de 440 tonnes (et leur effet de salinisation sur le sol) qui en fin de compte n’ont pas été eux aussi utiles dû au pain jeté.

Les pertes se poursuivent avec les pesticides (non quantifiables dans notre cas) mais 140 000 hectares on été traités et nous pensons que les parcelles irriguées sont en intensif et qu’elles ont certainement du être traité en majorité si ce n’est dans la totalité. Que de pertes !!!

Campagne céréalière 2017-2018

Surface blé tendre irrigué : 1700 hectares dont la production est jetée

300 qtx de semences sélectionnées perdues

440 tonnes de fertilisants phosphatés et leur impact sur la salinisation des sols

Une production de 54 200 Qtx de farine : cette quantité sera jetée et elle représente pour la campagne 2017-2018, 180% de la production en irriguée consacrées au blé tendre.

Si on calcule l’eau virtuelle à savoir la quantité d’eau nécessaire pour la production de cette production, sachant qu’il faut une tonne d’eau (1m3) pour produire un kg de blé soit dans notre cas il faudrait une quantité d’eau virtuelle (eau verte soit eau de pluie et eau bleue eau d’irrigation) 40 000 qtx soit 4000 000 de kg de blé tendre et autant en eau virtuelle 4 millions de m3 d’eau soit en la date du 31/08/2020, … 85% du stock du barrage ABID.

300 000 dinars de perte QUOTIDIENNE et 900 000 Unités de pain jetées soit 110 M Dinars/ans pouvant être utiles ailleurs sans oublier le manque de farine à importer en devises.

Il est urgent de faire comme la Turquie une campagne de sensibilisation qui leur a permis d’éviter des pertes de 1.3 BILLIARDS de dollars américains.

Limiter les pertes et gaspillage permettra d’économiser selon notre efficacité de la campagne de sensibilisation tunisienne « Anti gaspillage de pain » à réaliser 

1- Une partie des 300 000 dinars par jour des équivalents à 110 Millions de dinars par an. Quand on sait que la cité de la culture a coûté 140 Millions de dinars cela laisse à réfléchir !!!

2- D’économiser des devises, car en Tunisie,  un pain sur 4 est importé selon Med Amine  

3- Économiser une partie de la subvention donnée au pain, et réduire la facture de la subvention 

4-On se rapprochera aussi de l’autosuffisance en céréales, 

5- On économisera de l’eau, des surfaces de sols, des intrants, du fuel etc… autant d’intrants qui sont de plus en plus chers et de ressources naturelles de plus en plus rares, l’eau et les sols (due entre autre à l’avancée de la désertification chaque année en Tunisie) 

6- Une consommation moindre en pain (avec le Ministère de la santé) diminuera les effets néfastes du pain en excès sur la santé et des maladies comme le diabète, l’hypertension etc… Le ministère de la santé fera des économies en produits pharmaceutiques et hospitalisations… et les caisses Caisse CNRPS et CNSS dépenseront moins en santé et la CNAM aura moins de remboursements à faire.

Campagne de sensibilisation à réaliser pour diminuer les pertes, radio, télévision, panneaux sur les routes courrier, journeaux, interventions de terrains etc…

Qualité du pain à améliorer pour qu’ils soit consommable sur 3 à 5 jours, recyclage des quantité perdues en Turquie salés et gâteux sucrés sont obtenus et d’autres interventions sont à programmer avec les institutions concernées.

Dossier important à suivre…

Références bibliographiques.1-     MARHP (2019) : Budget économique 2019

MARHP (2018) نتائج الاستصاء بتقدير انتاج الحبوب عن طريق القيس الموضوعي الموسم 2017-2018

INC(2016) La stratégie pour la réduction du gaspillage de pain (bientôt sur Agri doc space).

FAO (2019) Réduction des pertes et du gaspillage de produits alimentaires dans la région Proche-Orient–Afrique du Nord

GENERAL DIRECTORATE OF TURKISH GRAIN BOARD (2013) : Stale Bread Recipes

GENERAL DIRECTORATE OF TURKISH GRAIN BOARD-2 (2013): THE CAMPAIGN FOR PREVENTING BREAD WASTE IN 2013 AND THE RESULTS COMCEC(2017): Reducing waste food in The OIC members countries

07/08/2020

En cette fin de semaine en date du 07 août 2020, l’accelération de nombreuses actualités à travers le monde avec la pandémie du COVID-19 et l’apparition d’un grand marché africain impactent et concernent directement la Tunisie et notamment son agriculture.

En effet, tous les pays africains, à savoir 54 pays, viennent de signer un accord portant sur la création de la plus grande zone de libre échange au monde dite « Zone de libre échange continentale africaine » ou ZLECAF.

Plusieurs documents, sites web et autre vous présentent et expliquent cette nouvelle organisation commerciale entre les pays africains et vous trouverez principalement les suivants:

1- ACCORD PORTANT CRÉATION DE LA ZONE DE LIBRE-ÉCHANGE CONTINENTALE AFRICAINE

2- Union Africaine, le CAPC et les Nations Unis: « Zone de libre- échange continentale africaine » :et Série de questions et réponses actualisées (janvier 2020).

3- La FAO et l’Union Africaine: Le commerce intra-africain, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et la pandémie de covid-19 en date du 12 avril 2020

Cette dernière note établie entre deux grandes institutions internationales la FAO et La L’Union Africaine mérite d’être soulevée dans notre rubrique de veille documentaire. En effet, elle conjuge Pandémie Covid-19 et Zleca ainsi que la situation actuelle du commerce agricole africain et nous avons voulu soulever cette proposition ou plutôt recommandation de ces deux institutions à nos responsables et acteurs du commerce agricole dans notre pays et autre concernés par le sujet:

Éviter de mettre en place, face à la covid-19, des politiques susceptibles de compromettre l’Accord de la ZLECAf: il est important d’éviter les mesures de restriction des importations et des exportations, non seulement pour respecter l’esprit de la ZLECAf, mais aussi, de façon plus immédiate, pour garantir l’offre d’aliments et l’accès à ceux-ci dans la région car de nombreux pays d’Afrique ont imposé des restrictions à l’importation dans le cadre de la fermeture des frontières pour faire face à l’épidémie. Mais de nombreux pays dépendent des importations, et selon cette note, il est important de mettre en place des couloirs sûrs pour les échanges commerciaux et les déplacements, conformément aux directives de l’OMS, afin de réduire autant que possible les effets des perturbations liées à la covid-19 et de maintenir en activité les chaînes l’approvisionnement alimentaire.

Éviter aussi les restrictions ponctuelles à l’exportation: dans le passé, les pays ont réagi aux incertitudes du marché en imposant des restrictions à l’exportation et finalement s’attaquer aux principaux obstacles réglementaires qui entravent le commerce intra-régional.

Oléiculture

En oléiculture, la plue-value est meilleure quand l’huile d’olive est conditionnée et fait l’objet d’une communication et d’un marketing ciblé selon les pays et leurs besoins. Pour cela , le Conseil tunisien de l’huile d’olive conditionnée a adopté le 05/08/2020 une série de mesures visant à promouvoir davantage l’exportation de l’huile d’olive conditionnée et permettre aux exportateurs de développer la compétitivité à l’échelle internationale action difficile mais possible au vue l’implantation ancienne des italiens, espagnols, français, et grecques dans ces divers marchés les plus demandeurs.

La Direction de la Documentation et ses services